Devant le froid soudain, disparaissent les effluves de béton, disparaît l'abondance du vert des ruelles — voilà ton accalmie. Le souffle blanc de seize heures, au retour de l'absurde labeur — ce moment où tes sens reprennent puissance de flamme, dragon bleu de feu. Tu poursuis d'une fumée le long trajet où le ciel devient saphir entêtant, de ce qui nous est dévoilé des constellations. Tu regardes au sol, tu observes au ciel, dans un balayage où les écailles de tes ailes tintent sous la froidure, te redonnant droiture d'hiver et « encabanement » futur. De toutes ces distances à tuer le temps sous un claquement de bottes, et la fatigue, la fatigue à chaque pas que tu tentes de te détisser tel un voile léger.
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Beau. J'ai revu comment on perd nos vies.
RépondreSupprimerMerci Carl. Tout s'estompe si rapidement, drôle de vie.
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