dimanche 30 novembre 2025

Avent

Ma neige — en boucle autour de la Grosse Île. La ronde d'un tour qui brille, allume un phare et une Croix celtique; dense d'une traversée sur l'Atlantique où l'espoir fleurit malgré la nociception. Quarante jours, quarante nuits — trèfle à ma bouche. Que reste-t-il à méditer sur cet étrange hameau, un si beau joyau planté au milieu de l'estuaire que la quarantena hante encore de ses bruits de fer. Tintamarre maintenant isolé en mausolée, point pivot des éclosions — ma proprioception. 

samedi 29 novembre 2025

Chant IIII. Cœur d'Orion

Derrière la palissade
Le ciel clair, de l'eau de roche
Enchâssée à la Grande beauté
Ferme l'œil, pointe la voûte
Invoque l'irrévocable

La lueur, ce qui débute
Dévoile l'éclat rutile
L'inclusion en forme d'aiguilles
Croisée — bien orientée
Aux arcades étoilées

La nuitée du pur souffle
Soie minérale infinie
Outre-lumière d'un joyau rouge
Son nom en neige de feu
Sphère rubis Bételgeuse

Ni de son éclatement
Enfle sans rien décider
Décapsule l'épaule géante
Projette l'embrasement
Future supernova

Quatrième d'un trio
Devient l'invité absent
Qui teinte le jour de sa présence
Qu'aucune futilité
Ne peut plus décélérer

jeudi 27 novembre 2025

Presqu'île

On évoque rarement la disparition d'une presque boucle — ainsi — feu d'epsilon à la ferveur d'un demi-disque se déployant en fameuse heure. Mystique chant d'un e nu trempé à moitié dans la vasque bleue, moitié parmi les vastes cieux. Tramonto salé chauffe la langue au point pivot et trace un arc graphique qui apostrophe l'élision d'une vision. Le plaisir en bande littorale d'un presque rien transmuté en presque tout. La forme isthmique d'une orale fluidité — du graphe occulte, fraîche source de la mise en bouche. 

mardi 25 novembre 2025

Œil épissé

Rien ne rompt, tout ploie — à l'eau, à l'épissure ! Une estrope, une boucle tissée dans la lumière, corps du même cordage. Nul doute, le marin-pêcheur sait qu'il ne sert à rien de tirer les extrémités, mais qu'il faut remonter lentement à la source.

mercredi 19 novembre 2025

Aparté du Oolong

Devant le froid soudain, disparaissent les effluves de béton, disparaît l'abondance du vert des ruelles — voilà ton accalmie. Le souffle blanc de seize heures, au retour de l'absurde labeur — ce moment où tes sens reprennent puissance de flamme, dragon bleu de feu. Tu poursuis d'une fumée le long trajet où le ciel devient saphir entêtant, de ce qui nous est dévoilé des constellations. Tu regardes au sol, tu observes au ciel, dans un balayage où les écailles de tes ailes tintent sous la froidure, te redonnant droiture d'hiver et « encabanement » futur. De toutes ces distances à tuer le temps sous un claquement de bottes, et la fatigue, la fatigue à chaque pas que tu tentes de te détisser tel un voile léger.

jeudi 13 novembre 2025

MW

Redevenue simple marcheuse par un nouvel enlignement. Le moment resserre les joues, des vrilles de ses serments d'hiver. Démarche silencieuse sur les feuilles, marche crispante, pur givre; d'un pas feutré en triple tonalité. La rouille, les jaunes, le blanc fou flirtant avec un trompeur redoux, permets d'authentifier les saisons décalées. La terre mouillée sur le charbon d'humidité, estompe l'incendiaire. La rouille, les jaunes, le blanc fou.

Le pouce sur le gouvernail

Sur la montagne, nous saluons le marcheur et sa mousson ; don en reflet de nuages en signaux, défile la coupe de son trait. La piste de ses ...