Par bandes de trente, les geais — ces semeurs de chênes — se disputent les akènes à coups de cris stridents. Des synchronies de lignes bleues, figures de ballet. Un va-et-vient tenace entre les glands et les fruits aigres-citronnés des sumacs vinaigriers. Assise sur les marches de la maison au toit de jade, face aux trois chênes blancs, le spectacle de la horde des passereaux te ramène au centre de l'histoire du monde, de cette faim féroce qui lie la terre, le sang. Et soudain, sans nul bruit, pour souligner ce qui plane, le roi des courants ascendants décrit de larges cercles, ses ailes sombres entre terre et fleuve. L'œil du pygargue à tête blanche supervise le vivant et le sort.
lundi 18 août 2025
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Le pouce sur le gouvernail
Sur la montagne, nous saluons le marcheur et sa mousson ; don en reflet de nuages en signaux, défile la coupe de son trait. La piste de ses ...
-
Dans la vieille ville fortifiée, au Krieghoff Café, deux individus discutent à l'étroit — menu déroulant, dialogue enchâssé. On se fout ...
-
Le souffle esquisse une sensation dans l'air, avant que sa venue soit à peine audible, son arrivée par le fer. Réaction d'une fracti...
-
* Bêta Orionis Ciel ! Échelle d'une autre grandeur, De la courbure en porte de voûte. File ! Fils ! Fille ! Perce tes Eaux, Par seconde,...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire